Installé aux Etats-Unis depuis plusieurs années et la green card en poche, Alexis est conscient qu’il n’est pas aisé de s’installer à New York. Il souhaite aider Anciens ou étudiants en répondant à leurs questions, faire le lien et organiser quelques afterwork sympas dans les prochains mois.

2AI : Bonjour Alexis, vous êtes Senior CRM Market Specialist chez Volvo car USA, quel a été votre parcours depuis la sortie de l’ISEG ?

Avant de rejoindre l’ISEG, je savais déjà que je voulais travailler dans le milieu de l’automobile. J’ai toujours été passionné par ce milieu et j’ai essayé d’avoir la meilleure expérience possible à la sortie de l’ISEG afin de pouvoir réaliser ce rêve.
A la fin de ma 2ème année à l’ISEG, j’ai eu la chance d’obtenir un stage au département marketing de Porsche en Belgique avec une super manager avec qui je suis toujours en contact.
Après la 3ème année à l’étranger que j’ai effectuée à Shanghai, j’ai réalisé un autre stage chez Europcar, également au Marketing. Pour l’obtention de mon MBA, le sujet de ma thèse portait sur l’augmentation de la fidélisation client et les techniques marketing visant à capturer et ensuite garder de nouveaux clients, dans le milieu de l’automobile de luxe.
Grace à ces stages et à ma thèse en complément du parcours international qu’offre l’ISEG, j’ai réussi à obtenir un contrat de six mois chez Mercedes-Benz USA, base à Atlanta, en Géorgie.
Après six mois, j’ai obtenu un renouvellement de mon contrat que je n’ai pas terminé. Bien que Mercedes-Benz soit une marque fantastique, je n’ai pas du tout accroché à la culture d’entreprise et au style de management et j’ai décidé de retourner à New-York.
Après plusieurs mois de process avec l’immigration, j’ai enfin obtenu ma carte verte qui me permettait de travailler légalement sur le territoire, sans recourir à des contrats de court terme.
Suite à l’obtention de ma carte verte, j’ai rapidement eu de nombreux entretiens dans le milieu automobile et j’ai décidé de rejoindre Volvo USA début novembre 2017.

2AI : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre entreprise et votre fonction ?

Volvo est une marque en plein renouveau. Faisant partie du groupe automobile chinois Geely, qui a fortement investi pour faire renaitre la marque, Volvo est en forte croissance sur quasiment tous les marches depuis quelques années et continue régulièrement de battre des records de ventes et de profit.
Mon rôle chez Volvo est assez particulier. Je fais partie d’une équipe basée en Suède qui s’occupe de toute la partie technique et opérationnelle du marketing. Pour faire simple, on gère le CRM et la base de données. Toutes les communications vers les clients et interactions avec la base de données client passent par notre équipe.
Je suis basé au siège US avec deux autres membres de cette équipe et on s’occupe ensemble des Amériques, Nord et Sud.
Je suis le premier point de contact pour trois marches très stratégiques pour nous, le Mexique, le Brésil et le Canada.
Je m’occupe principalement de mettre en place les campagnes marketing d’un point de vue technique. Etre sûr que la cible client soit correcte, que les emails, courriers ou autres communications soit délivrés aux bons clients au bon moment.
Je suis le lien entre les équipes marketing qui s’occupent du côte créatif et les clients ou prospects.
Je fais aussi beaucoup de conseil pour le marketing en général sur le type de media à utiliser, quel type de création etc.
Cela demande beaucoup d’organisation afin de faire face à l’imprévu mais il est très enrichissant de travailler en direct avec plusieurs pays et les différences culturelles que cela implique. Les objectifs sont également très différents en fonction des pays. Un marché mature comme le Canada demande beaucoup de temps car il y a beaucoup de campagnes différentes pendant l’année alors qu’au Mexique, je travaille plus sur la mise en place d’outils pour aider les concessionnaires qui fonctionnent encore principalement avec du face to face, flyers et coup de fils sans réelle campagne passant par les médias classiques du type e-mail et courriers.
La culture d’entreprise suédoise est aussi très agréable avec beaucoup de communication entres collaborateurs et une ambiance beaucoup plus relax que dans les entreprises allemandes. Les managers sont vraiment là pour aider et guider plutôt que pour commander. Un parfait compromis entre ce que j’aime faire, une bonne ambiance au quotidien et toujours en lien avec ma passion pour l’automobile.

2AI : Vous devenez ambassadeur du réseau 2AI aux USA, quelles sont les raisons de cet engagement ?

J’ai dû faire face a beaucoup de challenges en m’installant aux Etats-Unis. Que ce soit l’immigration, ou sur le plan personnel ou professionnel. Ce n’est vraiment pas facile de venir travailler aux USA. Une fois toutes ces étapes passées, il y a un autre challenge qui est de s’adapter au mode de travail à l’américaine.
Si je peux aider des Anciens ou des étudiants en répondant à leurs questions, faire le lien et organiser quelques afterwork sympas ce serait un vrai plus. Le réseau est vraiment primordial dans le monde du travail et c’est important de se serrer les coudes entres anciens de l’ISEG.
En plus de cela, je serai ravi de faire le lien avec mon ami Nicolas Henault, qui est ambassadeur du réseau 2AI en Chine.

2AI : Vos coups de cœur dans votre vie quotidienne à New York ?

La vie quotidienne à New-York est évidement génials, mais mon premier gros coup de cœur c’est la diversité de cette ville. On trouve tout et tout le temps. Un gros mélange culturel unique à NYC avec de supers restos, activités et des gens de toutes les nationalités. Ça apporte énormément d’ouverture d’esprit et c’est une ambiance unique !
Et mon deuxième coup de cœur c’est Central Park. J’ai la chance d’habiter juste à côté du parc. Aller courir là-bas ou s’y balader avec mon chien, le week-end, pour se détendre un peu au milieu de cette ville qui ne dort jamais, c’est un vrai plus.

2AI : Un conseil pour nos diplômés qui souhaitent s’expatrier ?

Le gros conseil c’est de se faire du réseau le plus tôt possible grâce aux stages, contacts par e-mail, LinkedIn etc. C’est le meilleur moyen d’obtenir un stage qui sera la première étape. Il existe certains types de visa de fin d’études intéressants pour une première expérience professionnelle aux US. Le VIE est une très bonne alternative également, qui peut déboucher sur un contrat à plus long terme.
Mais il faut aussi savoir dans quoi on s’embarque. Les premiers mois c’est top, mais après un an, sans rendre visite à sa famille et ses amis parce que l’on n’a que quelques jours de vacances par an et que l’on est à l’autre bout du monde c’est pas toujours facile.
Il faut savoir ce qu’on veut et se donner à fond. A L’étranger, il faut être meilleur que ceux présents dans le pays pour avoir une chance. Il faut développer ses connaissances, être confiant et savoir se vendre mais un élément primordial ce sont les langues étrangères. Savoir parler au moins deux ou trois langues est un minimum et l’anglais doit être excellent, surtout aux Etats-Unis où un mauvais niveau d’anglais est considéré comme un manque de compétence pur et simple.