Après avoir commencé sa carrière au sein de la banque Accord Oney, Denis Vanbeselaere est depuis 2 ans Directeur de l’innovation internationale pour Auchan Retail.

Bonjour Denis, vous êtes un ancien de la Promo 1989, et vous êtes aujourd’hui Directeur de l’innovation au sein d’Auchan Retail International & France. Pouvez-vous nous parler en quelques mots de votre parcours en sortant de l’ISEG ?

J’ai commencé ma carrière en France au sein de la banque Accord ONEY, tout d’abord en tant que commercial régional grands comptes, puis, en Pologne pour créer et diriger la filiale polonaise qui travaille actuellement avec tous les Auchan, Leroy Merlin et Norauto de Pologne.
Suite à cela, j’ai été, pendant trois ans, à la Direction des services pour les hypermarchés France ; j’ai poursuivi pendant cinq ans au sein du comité de direction e-commerce pour développer l’activité dont la marketplace et les parcours cross canaux. Je suis aujourd’hui à la direction de l’innovation internationale au sein du même groupe.

En quoi consiste précisément votre fonction ?

Je suis en charge d’identifier les sujets d’innovation stratégique pour l’entreprise, de mettre en place les “proofs of concepts” (POC) stratégiques et de coordonner les projets d’innovation de l’ensemble des pays. Nous travaillons entre autres sur des sujets de géolocalisation, de reconnaissance texte/voix/image, d’intelligence artificielle, de réalité virtuelle/réalité augmentée. J’ai aussi en charge la démarche interne d’idéation et d’entrepreneuriat d’Auchan (créative attitude), les contacts avec les start-up & incubateurs, mais aussi la mise en place des nouvelles méthodes d’innovation, telles que le “design thinking”.

Vos coups de cœur dans ce métier ?

Apprendre tous les jours sur de nouveaux sujets.
Côtoyer des entreprises intéressantes, des interlocuteurs et équipes jeunes.
Être en logique de test & learn.

Quelle est votre vision de l’évolution globale du secteur du retail dans les années à venir ?

Le retail doit évoluer de manière à intégrer intelligemment tous les apports du digital dans ses magasins physiques, car le client ne peut/ne doit pas avoir plus de difficultés lorsqu’il se trouve en magasin par rapport à son expérience digitale sur tablette/Smartphone.
Le retail doit capitaliser davantage sur la force d’attraction de l’humain pour créer de l’émotion et une expérience non copiable. Enfin, il doit accompagner chaque instant de vie des clients et pas seulement lorsque le client souhaite faire un achat.
Nous devons être aux côtés des clients pour leurs apporter tous les services nécessaires à chaque fois qu’ils se posent une question ou ont un besoin (même si cela ne se transforme pas directement en vente).

Cela fait 29 ans que vous êtes sortis de l’ISEG, gardez-vous un souvenir marquant/insolite de vos années ISEG ?

Un formidable interISEG (rencontre inter-campus) qui avait été organisé avec un train affrété spécialement pour l’occasion et de beaux souvenirs.
Une école à l’écoute qui m’a permis de passer, à ma demande, de la prépa au BTS Action Commerciale quelques jours après la rentrée et qui m’a donné le gout du marketing et l’envie de continuer ensuite sur un BAC +5 à l’IAE.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune diplômé ?

Etre ouvert sur l’extérieur, voyager pour découvrir le monde et voir comme les choses ne sont jamais acquises : tout peut être réinventé.
Aller en Asie ! Créer ou intégrer une start-up en début de carrière (si c’est un rêve) car ensuite c’est plus compliqué et ce type d’expérience se revend très bien dans les grosses entreprises pour un 2nd job !

Qu’attendez-vous de l’association des Anciens ?

Un maillage de compétences pour faciliter le job de chacun de nous au quotidien (et la saisie d’opportunités de job…). Un lien fort avec les promotions actuelles ! Et pourquoi pas la possibilité de dispenser des cours aux nouvelles générations ?