Cette semaine, nous partons à la rencontre de Mathilde Petit, étudiante en 2e année, spécialisée en communication et qui nous présente sa particularité !

Quelques mots sur ton parcours jusqu’ici ?

J’ai toujours eu l’esprit créatif et je dessine depuis que j’ai 3 ans. Comme tout le monde, je faisais des gribouillis d’enfants mais au fil des années, j’ai compris que j’avais trouvé ma passion. Je suis autodidacte, j’ai appris à dessiner en observant ce qui m’entoure et en pratiquant, beaucoup.

Même si je touche à tout, je m’épanouie le plus dans le dessin et notamment dans les portraits réalistes. Je trouve que dessiner l’humain est quelque chose de magnifique puisque chacun à sa particularité et le but est de faire ressortir des émotions de cette représentation visuelle.

Depuis 2015, je fais partie du Centre Européen pour la Promotion des Arts et des Lettres ainsi que de l’Académie des Arts Grand Duché Luxembourg, depuis cette année. J’ai également fait un baccalauréat Sciences et Technologies du Design et des Arts Appliqués, ce qui me donne aujourd’hui des compétences diverses et variées. Par ailleurs, je suis passionnée de maquillage et j’ai débuté depuis peu l’apprentissage de l’art du tatouage. D’ailleurs, le 8 juin 2019, j’ai eu l’immense opportunité de pouvoir maquiller les mannequins du défilé The Kerim Ibis qui a eu lieu à l’ISEG !

Sinon, au niveau professionnel, je suis chargée de communication pour un bar strasbourgeois et réalise des missions de graphisme.

Quelles qualités requiert le dessin ?

Pour le dessin de portrait réaliste, deux qualités ressortent, mis à part la créativité (ce qui est logique) : la rigueur et la patience.

La rigueur d’abord, puisque tout est dans les détails et la patience (beaucoup de patience) est également très importante pour ce genre de chose. Il ne faut pas avoir peur de passer 20h sur un dessin pour qu’il soit parfait et surtout, il arrive qu’un aléa arrive et que votre oeuvre soit complètement fichue, dans ce cas, il ne faut pas avoir peur de recommencer !

Comment viennent tes idées de création ?

Par l’observation. Si je vois une célébrité à la télévision ou que je croise quelqu’un dans la rue, je réfléchis au potentiel de cette personne pour mettre sur papier ses particularités et sa beauté. Après, il y a le côté challenge qui me motive énormément. Par exemple, au delà de ses particularités fortes, Rick Genest était pour moi un vrai challenge car dessiner quelqu’un qui est lui même recouvert d’oeuvres d’art, c’est juste fou.

Un exemple ? 

Je pense que vous avez tous reconnu Dali ! Ce portrait a été réalisé uniquement au crayon en à peu près 20h.

As-tu déjà exposé ?

Oui ! D’ailleurs j’ai la chance d’avoir déjà réalisé une quinzaine d’expositions en France mais aussi à l’étranger. La dernière remonte à avril où j’ai eu l’immense opportunité d’être exposée au Centre Commercial Muse de Metz où mon Rick Genest a été fièrement mis en valeur. Par ailleurs, j’ai reçu 2 distinctions, un 1er prix du jury et un 3ème prix international durant ces expositions. Prochain challenge : ma participation au Luxembourg Art Price.

Est-ce que tu vends tes oeuvres ?

Ça dépend de l’oeuvre. Je ne vendrais jamais mon Dali, j’ai un lien sentimental très fort pour ce dessin et même contre une grande somme je ne serais pas d’accord. En revanche, j’ai déjà vendu plusieurs oeuvres et je prends également des commandes personnalisées, d’ailleurs si vous êtes intéressés…

 De quoi es tu la plus fière ?

Ma plus grande fierté c’est de voir que mon travail paie, de pouvoir exposer à de nombreux endroits que ce soit en France ou ailleurs et d’avoir gagner des distinctions dont un 3ème prix international et bien sur d’entendre les ondes positives des gens sur mes oeuvres et d’être motivée par des paroles bienveillantes.

Comment vois-tu la suite ?

J’espère finir mes études haut la main et réussir à atteindre mon métier de rêve : directrice artistique.

Au niveau art, je vais continuer à exposer et à produire, en saisissant toutes les opportunités s’ouvrant à moi. Mon autre but et nouvelle motivation, c’est de passer du réalisme à l’hyperréalisme. L’hyperréalisme est époustouflant et demande des jours voire des mois de travail, je vous conseille d’allez voir le site de Arinze Stanley, vous ne serez pas déçus !

Lien entre le dessin et tes études

J’ai choisi l’ISEG pour mettre à profit mes connaissances en marketing et communication et ma créativité. Le côté artistique dans des études de communication est toujours un plus puisque notre créativité est rarement à prouver et notre book est déjà bien rempli !

Qu’aimerais tu dire à ceux qui ont envie de débuter en dessin ?

Il ne faut pas avoir peur de se lancer, rien n’est « moche », il ne faut jamais oublier que l’art est subjectif et que le jugement n’est pas censé exister. Donc n’ayez pas peur de libérer votre créativité sur du papier, il faut juste apprendre et observer le monde pour évoluer.