portrait Jean-Baptiste Leprince microBonjour Jean-Baptiste. Vous êtes diplômé de la promo 2004. Après une carrière de directeur du développement dans la presse écrite, vous avez fondé en 2013 ÉcoRéseau Business. Pouvez-vous nous dire en quelques mots quel a été votre concept au départ et préciser quelle a été votre démarche ?

Je m’étais préparé, au gré de mes études, à évoluer dans le monde de la finance, les spécialités choisies et mes stages divers m’y destinaient. Et puis j’ai goûté, un peu par hasard – qui fait toujours bien les choses n’est-ce pas –, au monde des médias grâce à une offre de stage qui m’avait interpellé à l’époque. J’étais curieux de cet univers jamais statique, sans cesse renouvelé, et je me suis pris de passion pour ce monde de l’éditorial – particulièrement la presse écrite –, convaincu que le papier avait, et qu’il a encore, de belles heures devant lui, conscient de ce qu’il offre à tout un chacun qui s’y investit.
C’est ainsi que j’ai eu très vite la volonté de fonder mon propre journal, même si, au tout début, j’avais du mal à croire que j’y arriverais. Je suis passionné par l’économie en général et convaincu qu’en France il existe un état d’esprit entrepreneurial sous-jacent, pas ou peu suffisamment exploité, que les médias ne couvrent pas suffisamment à mon goût. Le tout mêlé à mon tempérament optimiste, j’ai lancé en janvier 2013 une publication dont trois mots clés caractérisent la marque : entreprendre, innover et positiver.
Le produit final fut ÉcoRéseau Business, un journal BtoBtoC qui s’adresse à tous les entrepreneurs – au sens large du terme –, au ton légèrement décalé et résolument tourné vers l’avenir, quand les autres médias ne « vendent » que des nouvelles mauvaises à alarmistes, où le positif n’est abordé qu’avec réserve et prudence, où, peu ou prou, reviennent les mêmes personnalités, essentiellement parisiennes et franciliennes ! Je caricature un peu, mais la vérité n’est franchement pas très loin, malheureusement. Et c’est pour une de ces raisons que, malheureusement là aussi, une forme de pessimisme ambiant s’est instauré en France. C’est donc tout ce que nous combattons avec ÉcoRéseau Business qui donne une large place aux « tempéraments », aux initiatives positives – n’est-ce pas un pléonasme ? – aux entreprises au sens plein du mot, sur l’ensemble de nos territoires !
De plus, et même si la presse ne se porte pas au mieux, je crois pourtant qu’elle dispose encore de belles heures devant elle et que le numérique et le « papier » ont de quoi cohabiter parfaitement.
Et rassembler, au sens large, une ancienne génération habituée à feuilleter des pages aux millenials – talentueux au possible – auxquels il faut peut être présenter l’actualité économique différemment. À nous de les en convaincre.

Une ecoreseau - le bonheur au travailVous avez lancé récemment une nouvelle formule. Quels sont les changements principaux que vous avez apportés au journal ?

Oserais-je commencer à dire que j’ai voulu que nous restions indépendants, fait rare aujourd’hui dans les médias… J’ai voulu faire coïncider cette nouvelle formule avec le cinquième anniversaire du titre, année de bascule que je voulais placer sous le signe du renouvellement et de l’expérience pour, d’une part, consolider nos acquis, d’autre part développer de manière significative le groupe et par conséquent nos publications, à commencer par ÉcoRéseau Business.
C’est ainsi que nous avons recruté un nouveau rédacteur en chef, Olivier Magnan – entre autres directeur de la rédaction d’un hebdomadaire de grande diffusion à l’époque, Économie Matin.
Très vite, nous sommes, avec la nouvelle équipe, parvenus au constat qu’il nous fallait mieux séquencer le journal, créer de nouveaux temps forts – nouvelles rubriques, nouveaux chroniqueurs… –, renforcer le pool de contributeurs/trices. Olivier a travaillé en étroite collaboration avec un directeur artistique de talent, Bertrand Grousset, qui a complètement repensé la logique de lecture et d’accroche du journal.

Vous organisez aussi des événements business et les Trophées Optimistes sous l’égide de LMedia, votre groupe plurimédia. De quoi s’agit-il ?

Nous publions aujourd’hui trois titres de presse : ÉcoRéseau Business, le mensuel économique généraliste, Franchise & Concept(s), trimestriel au service de l’entrepreneuriat et du développement des réseaux, Parenthèse, bimestriel consacré à la famille et à l’éducation.
Ils s’enrichissent de hors-série et de suppléments. J’ai l’ambition d’en lancer de nouveaux prochainement. De même, nous développons en parallèle le Club ÉcoRéseau, dont la vocation – le temps d’un petit-déjeuner, d’une conférence, d’un déjeuner/dîner ou d’un cocktail – est de fédérer, de favoriser les échanges, de contribuer au partage d’expérience, autant d’événements qui s’adressent à une cible qualifiée.
Enfin, nos Trophées Optimistes ont pour mission de récompenser deux catégories d’entrepreneurs dont nous publions les portraits chaque mois dans ÉcoRéseau Business. Les premiers entrent dans la catégorie Électron libre – leurs parcours, exemplaires, innovants ou singuliers – prennent d’emblée l’allure d’une réussite, les seconds nourrissent notre Culture du rebond. Cette année, nous récompenserons fin mai/début juin la quatrième promotion au cours d’une cérémonie de remise de prix, toujours en partenariat avec le Printemps de l’Optimisme créé par Thierry Saussez. Nous avons la volonté de promouvoir des tempéraments, des entrepreneurs/euses, des audacieux/ses, des femmes ou des hommes qui, au nom de cette exigence plutôt anglo-américaine, doivent avoir connu l’échec avant de rebondir vers la réussite – oui, c’est tout à fait possible, même en France ! Il s’agit d’encourager le « tout est possible », quel que ce soit le domaine de l’épanouissement.