Timothée LeCoq était également présent à l’ISEG Fair pour nous présenter sa marque de jus de pomme et de cidre bio : Le Coq Toqué !

Bonjour Timothée, vous êtes diplômé de la Promo 2007 et vous vous êtes lancé dans l’entrepreneuriat en créant Le Coq Toqué ! Pouvez-vous nous parler de la genèse de cette création d’entreprise ?

D’abord, il y a l’envie d’entreprendre. Ce désir est né lors de ma troisième année à l’ISEG, que j’ai passée en Californie dans le cursus universitaire de San Diego. Nous avions rencontré des entrepreneurs qui, forts de leurs succès, nous racontaient leurs aventures entrepreneuriales. Créer de toutes pièces un projet d’entreprise, voir naître ses premiers produits et les voir consommer par ses premiers clients, c’est vraiment un sentiment de fierté et l’accomplissement d’un beau challenge. A l’issu de mon diplôme, j’ai travaillé pendant cinq ans pour une entreprise française à New York. Cette ville est incroyable, avec une énergie débordante et surtout un laboratoire de tendances à ciel ouvert. J’ai pris conscience à ce moment là que la valeur « Made in France » était très forte à l’étranger dans bien de secteurs : gastronomie, mode, art, savoir-vivre…

A mon retour en France en 2012, j’ai quitté mon job pour me lancer dans l’agro-alimentaire. D’abord dans le négoce de fruits destinés à l’industrie ; j’ai tout appris sur le tas. De fil en aiguille, je me suis tourné vers mes origines, la Normandie. Après l’acquisition d’un verger familial en agriculture biologique dans la Calvados, j’ai proposé à un ami Jean-Marie, lui même normand et qui revenait de Chine, un projet d’entreprise: Valoriser la pomme bio de table et la pomme à cidre normande à travers une marque de qualité, innovante, et qui refléterait la valeur « Made in France ». De là est né la marque Le Coq Toqué ! que nous avons lancée en 2016.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur Le Coq Toqué ! ?

Aujourd’hui la marque Le Coq Toqué ! propose une gamme de 12 jus de pommes bio associés à différentes saveurs, et une gamme de 4 cidres bio. Nous avons mis l’accent sur l’innovation en proposant des recettes inédites. Par exemple, nous infusons de la menthe fraîche ou du basilic frais dans notre jus de pomme. Des nouvelles gammes verront le jour dans les mois à venir, pour proposer une offre « food and drink » bio, de qualité, et joliment présentée.
Nous distribuons la marque à travers un réseau national de CHR premium pour les formats individuels, les commerces de bouche et épiceries fines, et les magasins spécialisés en produits biologiques. Concernant l’export, Le Coq Toqué ! a été pensé pour ce marché. Nous avons rapidement attaqué le marché asiatique, et l’Europe du nord. Pour les prochaines années, nous comptons mettre l’accent sur ce développement avec davantage de ressources.

Quelle est votre “actualité” du moment ?

Concernant l’entreprise, nous travaillons en ce moment sur une levée de fonds et à structurer l’entreprise pour assurer notre croissance et notre développement. Nous espérons boucler un premier tour de table d’ici la fin de l’année 2018. Il nous permettra notamment de recruter une équipe et financer certains projets.

Concernant la marque, nous travaillons sur l’élargissement de la gamme de jus, et une nouvelle gamme « food ». Enfin, le dernier né de notre gamme « cidre », c’est notre poiré bio « Guinguette », un cidre fabriqué exclusivement à partir de poires bio normandes. A essayer sans tarder !

Enfin, nous travaillons sur un site e-commerce pour la vente de notre marque : frenchbuvette.com. La sortie du site est prévue pour septembre.

Pourquoi avoir participé à l’ISEG Fair ?

Depuis quelques temps, je remarque les initiatives du bureau des 2AI. De mon point de vue, la force d’une école de commerce réside en grande partie dans son réseau d’anciens et de nouveaux élèves. C’est un vivier de talents et d’entreprises qui devrait à mon sens être mieux exploité. L’initiative de l’ISEG Fair m’a paru être une bonne opportunité pour tisser des liens plus forts entre mon entreprise et le réseau Iségien, et m’impliquer dans cette dynamique. C’est aussi une opportunité de présenter la marque, d’échanger entre entrepreneurs, et de trouver des synergies !

Comment vous projetez-vous dans l’avenir ?

Avec sérénité ! Entreprendre est un parcours de combattant, il y a des hauts et des bas. Mais le plaisir du challenge et de l’aventure prévaut. Pour nous, je dirais que le « plus dur » est passé : implanter la marque dans un réseau solide, fidéliser nos clients, et valider notre business model. Devant nous, la route est longue et les enjeux toujours plus importants, mais c’est positif.

Un conseil aux Iségiens qui souhaitent se lancer dans l’Entrepreneuriat ?

Au delà de l’idée ou du concept, c’est prendre le risque de lancer le projet. Evidemment cela implique des concessions, et le résultat ne sera peut-être pas à la hauteur de vos espérances. Mais l’expérience acquise est très valorisante et enrichissante, même si demain vous décidez de reprendre un poste de salarié ce sera que du bonus aux yeux de l’employeur.